Humeurs

Et toi ? T’es heureux ?

Hier soir, malgré la fatigue, j’ai eu besoin d’écrire. Faute de temps, je me consacre moins au blog ces derniers mois, et cela me manque. J’ai la sensation d’être de plus en plus absente (pas de temps pour rédiger mes articles, pas de temps pour répondre aux commentaires, pas.de.temps.)… Mais j’ai vraiment besoin de chouchouter à nouveau mon bébé blog.

Il faut dire aussi que depuis quelques temps, je me suis créée des barrières. Ma plume s’est révélée moins intimiste, j’ai eu moins envie de me confier. Pour plusieurs raisons. Aujourd’hui, mon blog n’est plus un secret pour personne. Tout mon entourage connait son existence. Et en toute honnêteté, il y a beaucoup de choses que je préfèrerais garder pour moi. Et pour vous. Vous les lectrices de la première heure, fidèles et bienveillantes. Pas les petits curieux en quête de ragots. Le trafic sur le blog a aussi augmenté. Hallelujah ! Loin de m’en plaindre, je crois devenir timide face à ces milliers de personnes que je ne connais pas !

Depuis les débuts en janvier 2015, le blog a souvent été une sorte de catharsis. Certains billets se rapprochaient tout doucement d’une thérapie. Et me faisaient tant de bien. Egoïstement, écrire m’a beaucoup soulagée. Quand j’étais triste, déprimée ou en colère. Alors aujourd’hui, j’ai décidé que mon blog resterait mon espace de partage, d’échanges et de confidences ^^ Je fais fi des qu’en-dira-t-on. Chacun peut bien penser ce qu’il veut après tout.

Et toute cette introduction interminaaaaaaaable pour vous parler de bonheur… Enfin plus précisément de la sensation d’être heureux. Pour celles qui me suivent depuis longtemps, vous savez que le bonheur et moi n’avons pas toujours été copains. Même que pendant de longues années, j’étais persuadée que ce n’était pas pour moi. Il y avait ceux qui savent être heureux. Et les autres.

Pourtant, la naissance de mon premier enfant a sonné comme une petite révolution dans mon cerveau têtu et un tantinet fataliste. Lui m’a donné envie de déplacer des montagnes, de me surpasser comme jamais pour vivre dans un monde de Bisounours. Parfois ça marche… Même que je me suis drôlement étonnée de gagner autant en maturité sur ce sujet.

Mais à d’autres moments, force est de constater que chasser le naturel il revient au galop. Et mes vieux démons m’entraînent dans les bas-fonds de la tristesse. J’oscille entre euphorie et dépression très (trop ?) souvent. J’ai encore quelques difficultés à être linéaire, à être heureuse tout simplement. Sans me poser 12 millions de questions, sans tout remettre en question, sans me sentir parfois perdue.

Se sentir heureux est propre à tout un chacun. Certains apprécient leur vie paisible et tranquille quand d’autres cherchent à décrocher les étoiles. Et si c’était sans cesse courir après un rêve ? Et si cela traduisait finalement une éternelle insatisfaction ? Et s’il en fallait toujours plus ? Je crois que de toutes façons ne jamais se poser de questions est le signe d’une évidente stupidité. Heureux sont les imbéciles. Cela me rassure ! Mais s’il fallait trouver un juste milieu ? Parce que parfois c’est épuisant de courir après le bonheur quand l’essentiel est bel et bien là. Sous les yeux. Mes enfants. Mon amoureux. Ma plus grande source de joie, d’allégresse, de satisfaction, d’amour.

Malgré tout, nombreux sont les moments à me sentir dépitée parce que je doute. Je doute de mes choix. De mes envies. De mes capacités. De moi. Je crois que je déteste sentir mon équilibre tenir sur un fil. Je suis souvent effrayée de constater à quel point des petites choses peuvent venir tout foutre en l’air. Quelques minutes. Quelques heures. Parfois quelques jours. Mais je grandis. A 35 ans, je continue de grandir, de gagner en sérénité. Et je crois que c’est le travail de toute une vie. Accepter que tout ne soit pas toujours parfait mais que malgré tout, la vie est très belle. Si belle et précieuse.

Alors savourons au mieux l’instant présent. Délectons-nous des moments de bonheur. Les petites choses du quotidien qui nous font sourire, nous touchent et nous émeuvent. Faisons la nique aux coups durs, aux mauvaises nouvelles et aux gens toxiques. Chassons les idées noires. Soyons heureux. Tout simplement.♡

Et toi ? t’es heureux ?

 

 

 

 

 

 

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11 Comments

  • Reply
    Laurélie
    15 juin 2018 at 10 h 20 min

    <3 <3 <3
    Je ne vais pas être originale encore une fois, mais ce genre d'article fait tellement du bien… Je me reconnais tellement à chaque fois dans tes mots si bien choisis… Et c'est marrant, encore hier soir, je disais "je suis comme un funambule sur un fil" ;) … c'est un peu un "combat" de tous les jours pour ne pas retomber dans ses travers, même si le combat n'est pas intense chaque jour, parfois il l'est… Tes mots résonnent, je pense chez beaucoup de personnes… Alors, merci de prendre le courage de les écrire, de les partager et de t'en foutre des qu'en dira-t-on !
    Bisous !!

    • Reply
      Fanny
      15 juin 2018 at 10 h 23 min

      Je te remercie Laurélie… Ca me touche beaucoup !
      On se ressemble toutes les deux <3 <3 <3
      Bisous !

      • Reply
        Laurélie
        18 juin 2018 at 10 h 55 min

        J’ai l’impression, oui ! <3 ;)

  • Reply
    Summer Girl
    15 juin 2018 at 14 h 27 min

    « Accepter que tout ne soit pas toujours parfait », tu as bien résumé, je me retrouve aussi beaucoup dans ce que tu dis, à me poser 10 000 questions, à tout remettre en question, à vouloir autre chose, ces derniers temps j’ai déconnecté des réseaux, j’ai eu un problème technique sur le blog et je me suis dis qu’une vraie pause me ferait du bien et c’est le cas même si comme toi j’ai besoin de revenir écrire, j’ai pris du recul, profiter de la vraie vie, bref le bonheur est juste sous nos yeux et il faut savoir prendre le temps et profiter de chaque instant ♥

  • Reply
    lae
    15 juin 2018 at 15 h 13 min

    Ah ah je ne peux que me reconnaitre étant sensiblement du même genre que toi ! Il y a des périodes où je me pose peu de questions, j’avance et je suis contente et puis les autres où je me remets encore et encore en question et devient insupportable pour mon entourage…
    Je cherche une espèce d’équilibre et moi qui pensais que devenir freelance me libérait, il n’en est rien, je suis la même ^^ ! L’avantage de vieillir c’est qu’il y a un moment où on se pose malgré tout et on arrête de se prendre la tête….enfin je crois ^^

  • Reply
    Ornella
    15 juin 2018 at 20 h 16 min

    J’ai 26 ans et ton comportement cyclothymique résonne curieusement avec le mie,. Je ne sais pas être heureuse non plus. Je ne sais pas si ça relève d’un instinct de survie, mais j’ai toujours conscience que tout peut basculer d’un instant à l’autre, qu’on peut m’abandonner d’une minute à l’autre, même une personne qui dit m’aimer plus que tout. C’est dur au quotidien, il n’y a aucune certitude, c’est comme si je vivais sur une maison flottante.

  • Reply
    Lisa Giraud Taylor
    15 juin 2018 at 21 h 41 min

    Donc, tu as eu…. ;)
    Bravooooooooo !
    tu verras quand tu auras mon âge, les questionnements n’arrêtent pas…
    A bientôt…

  • Reply
    Jennyooooo
    15 juin 2018 at 23 h 47 min

    Oui moi je suis heureuse (et peut être imbecile du coup ^^)
    Ça fait du bien à lire ce billet.
    Effectivement c’est plus facile d’être dans l ombre pour le blog mais tu peux être fière de ce que tu as pu écrire, écris et écrira ici. Continues :)

  • Reply
    Charlotte
    16 juin 2018 at 8 h 59 min

    Je crois simplement que les mots seraient sortis de la même façon de ma bouche … Je me reconnais tellement dans tes lignes ! 33 ans et je grandis aussi petit à petit … De mon côté, c’est malheureusement la perte d’un être irremplaçable qui me rappelle chaque jour qu’un mini-bonheur + un mini-bonheur+ … finissent par former le bonheur <3

  • Reply
    Céline
    18 juin 2018 at 9 h 34 min

    Il faut que je te dise un immense MERCI ! En ce moment, voir le bon côté des choses et profiter de l’instant présent, c’est assez difficile pour moi. Cette impression d’avancer sur un fil, je ne la connais que trop bien! Certaines circonstances (une en particulier) me font me poser mille questions. Mais je sais que ça finira par passer et ce genre d’article m’aide à relativiser et à positiver un peu. Et même si ce n’est que pour une journée, peut-être même que quelques heures, tes mots m’ont aidée aujourd’hui donc merci mille fois! ♥♥

  • Reply
    Maria
    19 juin 2018 at 13 h 11 min

    Votre texte est très beau et me touche profondément. Si vous allez faire un tour sur mon blog, vous comprendrez pourquoi.
    Avec les hauts et les bas, je dirai que « everything is possible ».

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