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Apprendre à danser sous la pluie, de Margaux Gilquin

Comment ne pas être séduite par ce roman au titre reprenant une célèbre phrase de Sénèque, « La vie, ce n’est pas attendre que l’orage passe, mais apprendre à danser sous la pluie » ? Des mots qui ont tant résonné en moi pendant des périodes de grisaille. Le livre de Margaux Gilquin est un véritable arc-en-ciel d’émotions et de sentiments.

Classer Apprendre à danser sous la pluie dans la catégorie roman feel-good serait réducteur… Pas que j’ai un quelconque souci avec ce genre littéraire. D’ailleurs, je trouve cela bien dommage que les livres feel-good soient autant dépréciés ces derniers temps. A croire qu’ils sont devenus la nouvelle cible facile après les best-sellers de Guillaume Musso et Marc Levy. Non il n’y a pas de mauvaise littérature. Le principal est de se faire plaisir en lisant, que ce soit avec un Proust ou avec un roman feel-good.

Revenons au roman de Margaux Gilquin qui est un petit bijou de sensibilité et de poésie. A l’image de son auteure. C’est toujours une chance et un honneur de pouvoir discuter avec des écrivains dont on a lues les histoires. Apprendre à danser sous la pluie est plein de pudeur, de justesse.

« Avoir des projets, se sentir vivre, c’est ça le sens, le but de la vie. Parce que le sens de la vie, c’est quoi ? On ne sait pas. Il y en a peut-être pas. C’est à nous de lui en donner un. Tu sais, certains abandonnent en cours de route. C’est une bonne façon d’échouer, tu ne trouves pas ? Comme je plains les gens qui n’ont jamais de projets, d’envie. Quand je t’ai vu arriver, je me suis demandée ce que l’on t’avait fait pour que tu sois dans un tel état. »

Ce qui m’a frappée et touchée pendant ma lecture est de ressentir à quel point l’auteure a mis d’elle-même dans cette histoire. Il a fallu en vivre des heures sombres pour apprendre à danser sous la pluie. J’ai adoré le personnage de Laure. Elle est à la fois intelligente, drôle, pétillante mais aussi audacieuse et empathique. Les autres personnages à l’instar de Tante Marthe, une vieille dame qui incarne à merveille la sagesse, et François, un rescapé ténébreux, sont tout aussi attachants.

Force est de constater que j’aime les histoires de femmes, celles qui en chient mais qui savent garder la tête haute, qui parviennent à avoir des étoiles dans les yeux quand seule l’obscurité semble là. La résilience, chère à mon coeur, est vraiment bien abordée ici.

Je ne connaissais pas le premier livre de Margaux Gilquin Le Dernier Salaire qui a pourtant reçu le prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail 2017 et fait beaucoup de bruit lors de sa sortie. Apprendre à danser sous la pluie est une vraie belle surprise. Je l’ai dévoré dans l’avion en rentrant de ma parenthèse enchantée à Venise. Il a su prolonger l’enchantement. Merci Margaux !

♡♡♡

Résumé :

Laure se partage entre ce Paris flamboyant qu’elle aime tant où elle côtoie journalistes, auteurs, politiques, et la Grande Maison de la douce tante Marthe, dans la quiétude dont elle a besoin pour se ressourcer. Aidée d’Arnaud, un psy peu conventionnel, notre héroïne va remonter le temps jusqu’à un certain jour de juillet où sa vie a basculé, emportant avec elle Marie, sa sœur jumelle. Ainsi, entourée du ténébreux François, de ses amies fidèles Nade et Martine, elle va renouer petit à petit avec ces instants fugaces de bonheur qu’il faut savoir saisir, s’alléger de ce qui l’encombre et l’empêche d’avancer, pour se construire un avenir plein de promesses.

Apprendre à danser sous la pluie – Avez-vous envie de lire ce livre ?

 

 

 

 

 

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2 Comments

  • Reply
    Cyrielle
    15 mai 2018 at 12 h 07 min

    Ton avis me donne bien envie de découvrir ce livre ! Je l’ajoute de suite à ma wishlist

  • Reply
    Samsha
    15 mai 2018 at 23 h 59 min

    Je ne connais pas cette auteure mais le résumé, le titre et bien sûr ton avis me donnent bien envie de découvrir ce livre.

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